Les dessous de Québec solidaire

Entrée de novembre 2008

Le privilège de représenter Québec solidaire dans Chambly

30 novembre 2008 · 4 commentaires

Jeudi dernier, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bassin de Chambly et Le Journal de Chambly organisaient un débat public où la population a eu l’opportunité de rencontrer les six candidats qui se présentent dans la circonscription. Contrairement à la scène nationale, nous sommes privilégiés d’être traités équitablement par les acteurs régionaux. Ici, à Chambly, il n’y a pas de baillon. Les grands médias nationaux devraient prendre exemple sur l’ouverture d’esprit des journaux régionaux, les grands ont tout à apprendre des petits…

Bien sûr, on retrouvait dans la salle quelques citoyens indécis qui se sont déplacés pour se faire une meilleure idée des propositions avancées par les différents partis politiques. On doit cependant avouer que la majorité des citoyens et citoyennes présents dans la salle étaient des militants convaincus qui se sont déplacés pour appuyer leur candidat(e).

Pour moi et pour les militants de Québc solidaire, cette présence au débat public était avant tout un privilège exceptionnel : le privilège de débattre avec des politiciens chevronnés et des candidats entourés de fortes organisations, le privilège de rencontrer la population de Chambly et de leur démontrer que Québec solidaire est une organisation politique sérieuse qui a pris le temps de concevoir une plate-forme électorale bien ficelée et différente des autres partis à bien des égards.

Cette campagne électorale nous a permis de rencontrer plusieurs intervenants de la vie politique, communautaire, environnementale, agricole et artistique de notre circonscription. Nous avons appris beaucoup sur les enjeux, les problèmes et les projets auxquels les six villes du comté sont confrontés à tous les jours. C’est un privilège d’avoir eu l’opportunité de rencontrer ces citoyens et citoyennes qui sont impliqués dans leur communauté. Cette campagne électorale nous a permis de tisser des liens extraordinaires avec notre milieu. Peu importe le résultat des élections, nous en sortirons gagnants. Nous serons mieux enracinés dans notre grande circonscription (62,000 électeurs…).

Notre participation au débat public de jeudi soir dernier nous a permis de réaliser que nous avions une bonne compréhension des enjeux locaux, des propositions simples et réalisables et une approche qui tient compte des préocuppations environnementales. Notre participation à ce débat a permis aux citoyens et citoyennes présents dans la salle – et ceux et celles qui le visionnaient sur le web – de découvrir une jeune formation politique qui participe sérieusement à cette campagne électorale tout en priorisant des solutions adaptées aux réalités de la circonscription de Chambly.

Au début de la soirée, mes interventions étaient soutenues par les membres de notre comité électoral par des applaudissements modestes. Lors de mes deux dernières interventions, je sentais que la salle se rangeait de notre côté. Les militants des autres partis ont mis de côté la partisannerie pour m’applaudir généreusement. Cet appui chaleureux restera gravé dans ma mémoire jusqu’à la fin de mes jours.

Il reste encore quelques jours de campagne. C’est le temps pour nous de rencontrer les citoyens sur le terrain pour aller cherhcer quelques votes. Une quinzaine de sorties sont planifiées où nous visiterons les gares de train de banlieue, les terminus d’autobus, les supermarchés et autres endroits publics. C’est l’aspect le plus intéressant de cette campagne électorale : rencontrer les citoyens et les citoyennes pour leur expliquer d’où on vient et dans quelle direction nous aimerions aller tout en espérant qu’ils nous y accompagneront.

Bonne fin de campagne à toutes et à tous!

-Jocelyn Roy, candidat de Québec solidaire dans Chambly

Catégories : Candidat-e · Montérégie et Estrie

Le local électoral de Québec solidaire Sherbrooke

28 novembre 2008 · 10 commentaires

 

 

-Sylvain Bérubé, membre du comité électoral de Québec Solidaire dans Sherbrooke et cyber-militant

Catégories : Militant-e · Montérégie et Estrie

Porte-à-porte

27 novembre 2008 · 3 commentaires

Pour ma première séance de porte à porte depuis le temps où je vendais du chocolat, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. D’un côté, je ne vendrais rien aux gens, de l’autre, j’irais les déranger pour leur parler de politique alors qu’une campagne électorale ne semblait jamais avoir été aussi impopulaire.

C’est donc mardi, après un bon souper concocté par ma candidate Rosa dans Viau, que nous sommes partis à l’aventure. C’est elle, le pas léger malgré l’obscurité, le froid et une gastro (!), qui menait la marche. Je restais en retrait, craignant la pluie de tomates.

Hé bien je ne ferai pas durer plus longtemps le suspense : ça a très bien été. Je devrai faire mon ketchup moi-même. J’ai été surpris par la gentillesse et l’ouverture d’esprit des gens. Nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs personnages très sympathiques durant notre soirée, quelques-uns déjà vendus à la cause, ce qui nous redonnait de l’énergie. Je souligne au passage le sens démocratique de trois membres du PQ qui ont appuyé la candidature de Rosa.

Chaque porte, comme une jaquette de livre, s’ouvrait sur un univers unique. Pourtant, malgré les inévitables divergences d’opinion et les clivages que certains aiment exacerber pour récolter quelques voix, j’ai senti que les gens n’étaient pas si différents les uns des autres, qu’ils n’étaient pas fermés aux idées nouvelles et qu’ils se retrouvaient souvent dans ce qu’on leur disait. C’est très encourageant pour l’avenir.

Je tiens à remercier nos 120 signataires et spécialement ma candidate pour sa bonne humeur et son dévouement. Tu as raison, une femme immigrante et un jeune homme, ça fait une très bonne équipe. Au plaisir de se revoir bientôt !

 

-David Despatie, militant dans Viau

Catégories : Militant-e · Montréal

Vendredi : « Il faut un site web pour Françoise mardi prochain, j’appelle Guillaume. »

26 novembre 2008 · 25 commentaires

Guillaume, c’est notre camarade-programmeur. C’est le seul qui serait assez dingue pour concevoir , programmer, designer et tester un site web pour nous avec ce temps de délai et bénévolement, alors qu’il a d’autres engagements ailleurs. Ça faisait un petit bout qu’on cogitait sur le fait qu’il faudrait bien faire de quoi sur le web pendant ou aux alentours du débat. En retard, sûrement, on s’est dit « ok go on le fait, Françoise va écrire, on va faire des capsules-vidéo et des militantEs répondront aux commentaires live ».

Ça a été la course pour trouver des militantEs pour être tous ensemble dans un war-room à l’UQAM avec bières, chips, routeur et nos laptops, dont un était ouvert en permanence sur le débat. Au début, on se disait que 5-6 personnes feraient sûrement l’affaire, mais on s’est ensuite dit que si on considère statistiquement que 2% des gens qui fréquentent un site postent un commentaire, on n’allait définitivement pas être assez : on a grappillé un peu partout pour finalement se retrouver à être 8.

 

Nous avons eu une petite réunion à 19h00, et Guillaume expliquait rapidement la procédure exacte pour modérer les commentaires, y répondre et tout. Je tapais en direct les procédures sur google talk à deux militants qui travailleraient de chez eux. Je me suis donné comme tâche de modérer les commentaires et d’essayer le plus possible de dispatcher le tout en faisant des calls verbaux. Marie, notre spécialiste des engagements et des argumentaires, volerait d’un poste à l’autre pour distribuer des arguments au besoin.

 

20hre : Sacrament, on est en retard ! Guillaume tape comme un fou sur son mac et parle au téléphone en même temps. Les commentaires commencent à rentrer. Beaucoup de commentaires. Au début, c’est surtout des « bravos pour l’initiative, bonne utilisation du web! » et deux « je m’attendais à des commentaires vidéos et non à de l’écriture ». Approuve-approuve-approuve. En 20 minutes, j’en ai 200. Vais voir sur Twitter, les gens sont déçus du manque de fiabilité du système au départ. On me glisse en message privé de commenter via Twitter. Dah, ben kin. Mais je peux pas, je modère comme une débile ! LAURENT !!! À l’écoute, comme d’habitude. Une bière est posée à côté de moi.

 

Un gars teste la modération et poste des commentaires du genre « Pourquoi vous êtes contre les juifs hein? » à partir d’adresses bidon. Indésirable, merci bonsoir. Ça fait bien rire les autres. D’autres critiquent les fautes d’orthographe. Eve-Lyne appelle au local où Françoise et les autres travaillent pour leur dire de faire attention. Un certain Frédéric Fortin réagit toutefois en disant :
« Vos erreurs de français sont invisibles si elles sont placées à côté des absurdités que nous avons entendu à l’écran ce soir. Merci pour votre initiative.
Vos idées donnent envie de se mobiliser pour un Québec Solidaire. ».

 

Modère, modère, modère. Tiens, J-F Dubé qui pose une question sur la place de la technologie en éducation, qui veut répondre ? Ah ben, un prof de l’UQAM. Wow, ma mère a écrit ! Un autre qui demande « POURQUOI VOUS ÊTES POUR LE RETOUR DES CAMPS DE LA MORT?!? » : indésirable, tout le monde s’esclaffe.

 

Laurent, ça se passe comment sur Twitter ? Je regarde un peu, je lui glisse quelques conseils. Ah ben, Yves Williams qui sort publiquement de son hibernation politique et qui se permet deux-trois commentaires. Cool.

 

Ça reste toujours à environ 300 commentaires même si je suis vite sur le bouton. Les gens commentent parfois en pensant qu’on supprime leurs commentaires, alors qu’on est juste pas assez pour endiguer le flot. Les cyber-militants tentent de passer le message. Ceux qu’on réussit à modérer et à qui ont répond sont toutefois vraiment contents et le signalent par un flot de commentaires ! Certains commencent même à se répondre entre eux, Sabrina et Dominique décident impulsivement d’embarquer dans le jeu de réponses entre les internautes pour nous supporter, car évidemment, ce n’est pas tout le monde qui est d’accord avec ce que Françoise écrit. Merci !

 

20h40 : ça bogue même si on rafraîchit la page. Pas pour tout le monde, mais pour certains. Low-balancing. Guillaume court, reçoit des appels : problème réglé aux alentours de 21h10.

 

On continue jusqu’à 21h55, ensuite c’est la fermeture mais on continue à répondre quand même. À la fin, on reçoit pleins de commentaires du type « Bravo pour l’initiative, bel essai, etc. », que ce soit du public ou de certaines personnes du milieu de la communication web. Encourageant, même si ça aurait définitivement pu être mieux. Malgré mes demandes à Guillaume, on n’a pas pu mettre des hyperliens hier pour rediriger les gens ailleurs à partir du site. Il comprenait très bien l’importance stratégique de le faire, mais sa priorité numéro un était de mettre le site en ligne, ce que je peux comprendre. Lui aussi est content, mais critique. Note : j’ai vu qu’on a quand même 141 personnes de plus sur le groupe Facebook quand je me suis levée ce matin…

 

Quand nous sommes partis du local, tout le monde était bien content et les gens qui nous attendaient à l’Amère à Boire nous ont fait un bon accueil. Personnellement, je suis à la fois satisfaite mais très critique, mais c’est dans ma nature de m’autoflageller.

 

 

-Anne-Marie Provost, responsable des cyber-militant-e-s et candidate dans Beauce-Sud

 

Catégories : Montréal · Organisateur-trice

Le parti du 21e siècle

25 novembre 2008 · 5 commentaires

Ça me frappe !  Chaque fois que j’entends à travers la bouche de quelqu’unE les raisons qui motivent leur choix pour QS, je capote !  À chaque fois, je ré-entends cette vision commune d’un monde différent, d’un monde meilleur pour toutes et tous.  Vous auriez dû entendre hier Luis Oliva, Dan Bigras ou Laure Waridel exposer les raisons pour lesquelles nous devons voter avec notre coeur et nos convictions !

Nous sommes le seul parti qui apporte des idées; le seul à présenter autant de femmes (même plus) que d’hommes comme candidatEs; le seul à oser parler autrement que pour la minorité possédante; le seul qui incarne la transparence et la cohérence….  Si vous pensez que c’est moi qui dit ça, vous vous trompez.  Je reprends des propos entendus hier dans la bouche de citoyenNEs qui en ont assez de se faire prendre pour des cruches !

Je le dis depuis le début de notre fondation, Québec solidaire est le parti du 21ième siècle, le parti des jeunes.  C’est à vous mes amiEs d’investir ce parti et à ne pas laisser gagner les vieilles formations.  Ce qu’ils veulent, c’est que la population s’écoeure au max de la politique et comme ça, ils et elles dirigeront le monde à leur façon.  Prenez votre place, prenez votre voix et ne laissez personne vous éloigner de la chose politique.  Même pas Québec solidaire…
-Manon Massé, candidate dans Sainte-Marie-Saint-Jacques

Catégories : Candidat-e · Montréal

Candidatures : les dessous d’une folle expédition – « MA GANG DE MALADES… »

22 novembre 2008 · 7 commentaires

Jeudi, 20 novembre, la tournée nationale des PP est finie. Je pensais bien être de retour « à la maison »… mais non : ça nous prend 125 candidatures et c’est possible! Mais des équipes militantes doivent se rendre sur le terrain pour récolter les 100 signatures dans les derniers comtés.

Départ pour la région de Chaudières-Appalaches, où Olivier, Sébastien, Bernard et Jérémy viennent de déposer les mises en candidatures dans deux circonscriptions de cette région. Isabelle m’accompagne et nous venons remplacer Sébastien et Jérémy qui, demain, iront en Outaouais… pendant que Jonathan ira en Montérégie. C’est d’ailleurs dans cette région que les « gars » ont débuté l’opération signatures plus tôt cette semaine.

Isabelle, Olivier, Bernard moi-même prenons donc la route vers Rivière-du-Loup. En une soirée et l’aide de deux militantes en or (la sœur et la mère de Bernard), nous obtenons toutes les signatures requises. Repos au Vieux Pilloteux…

Vendredi matin, très tôt : Isabelle et Olivier quittent pour Mont-Joli (Matapédia). Objectif : déposer la mise en candidature de notre candidate le plus tôt possible, afin de poursuivre à Gaspé et faire la même chose avant samedi 14h00. Pendant ce temps, Bernard et moi quittons pour Baie-Comeau dans la circonscription de René-Lévesque. Passage obligé : le traversier Matane/Baie-Comeau… pas certain d’aimer le mouvement répétitif… en haut…en bas… à gauche…à droite….

Mais peu importe, nous serons à Baie-Comeau à 16h30… en une soirée, à deux, grâce au grand sens démocratique des gens de Baie-Comeau, nous avons réussi : ma candidature est déposée et demain matin nous avons rendez-vous avec le directeur de scrutin…Ben oui, je me présente imaginez donc… J’ai juste un regret : qu’on ait refusé que je me présente sous le pseudonyme « Ti-poil »…  N’est-ce pas la circonscription de René-Lévesque après tout?

Sur ce, à dimanche pour le « pow wow » national au LaTulipe : rendez-vous à midi.

 

-Stéphane Lessard (Granby),

 

Bernard Beaulieu (Montréal)
Olivier Huard (Assomption)
Isabelle Charlebois (Rosemont)
Jérémy Cornut (Outremont)
Marie Laberge (Montmagny)
Sébastien Robert (Longueuil)
Jonathan Vallée-Payette (Montréal)
Patrick Hébert (Amqui)

Et toute la gang qui travaillent encore samedi matin…
Sous la coordination de Claudette Lambert
Avec l’aide inestimable de Nadine Beaudoin

 

p.s. qu’on atteigne ou non l’objectif de 125 candidatures, sachez que cette équipe a fait des miracles… Elles et eux, avec l’aide toutes celles et tous ceux qui ont pris le téléphone, nous ont référés des gens à contacter, en ont contactés, etc. Tous ces gens méritent nos félicitations.

Catégories : Uncategorized

On me tord le bras

20 novembre 2008 · 14 commentaires

Mon charmant coloc m’a ordonné ce midi de raconter mes aventures twitteresques parce que, apparemment, il trouve «que-tu-es-pas-mal-dans-le-vent-avec-ça-Anne-Ma-on-te-veut-exprime-toi.»

Mon premier contact avec Twitter remonte à environ 3 ou 4 semaines, quand les élections américaines n’étaient encore pas terminées. J’ai regardé les pages de Barack Obama et de sa femme, et je trouvais ça lourd : les tweets se succédaient à une vitesse hallucinante sur le mur! J’ai ensuite continué mon périple sur la page de Gilles Duceppe, et je me suis dit « heille, ce n’est surement pas lui qui écrit pour vrai, et les gens doivent rester de glace face au fait qu’il a hâte de faire un speech au Medley! ». Je me suis demandé comment rendre le twitter Québec solidaire plus agréable et comment respecter l’esprit de l’endroit. Certaines personnes du parti étaient un peu rébarbatives (avec raison) quant à l’utilisation de Twitter lorsque je leur ai montré les pages que j’avais visitées, mais je leur ai assuré que je respecterais le fait que QS souhaite se démarquer des autres partis en axant sur le contenu. On m’a donc donné le champ libre. 

Le responsable des communications (Simon) ne voyait pas de problèmes avec le fait que je m’identifie dès le premier tweet, il trouvait même ça logique. J’ai été un peu étonnée des diverses réactions positives quand je l’ai fait et je l’ai été encore plus quand les gens semblaient trouver formidable que j’échange avec eux. Maintenant, avec le recul, je suis moins surprise, mais, sur le coup, je me suis dit que soit les autres partis ne comprenaient pas du tout ce qu’était Twitter, ou bien qu’ils étaient tellement dans un carcan institutionnel serré qu’ils ne pouvaient juste pas en utiliser tous les avantages. Je reprendrais ici les mots de Mario Asselin, qui décrit très bien le problème : certains considèrent le web comme une « grosse télé ». Twitter m’a ensuite ouvert les yeux sur la blogosphère, et j’ai commencé à en comprendre les mécanismes en voyant les effets domino qu’il peut y avoir entre les blogues, entre autres, par rapport au débat qu’il y a eu sur l’attitude du milieu des boîtes de com internet face aux partis politiques québécois. J’ai ensuite découvert la blogosphère politique et j’ai commencé à interagir surtout sur celle-ci. Mais bon, j’en aurais long à dire sur la blogosphère !

Avant-hier, j’ai été assez ébahie (et contente, je dois le dire !) quand Michelle Blanc a écrit un billet par rapport à notre discussion sur Twitter et au téléphone sur les transexuel-les. Si elle est si émue du fait que j’ai pris la peine de mieux m’informer sur un sujet au nom d’un parti politique, ça en dit long sur la pauvreté de l’utilisation web des partis ou de leur interaction en général ! Personnellement, j’ai toujours eu cette logique, qui correspond bien aux valeurs démocratiques de QS, de débattre et d’échanger avec le plus de gens possible sur des sujets précis et de m’imprégner de leur réalité pour améliorer les choses. Au fond, quand on y pense, j’ai seulement le mérite d’avoir grandi avec un pc et des «chats» comme caramail ou msn et d’avoir fréquenté des forums ces 3 dernières années, ce qui m’a permis de vivre l’aspect identitaire et interactif du web. De plus, le fait que je sois dans un parti politique souple et participatif aide beaucoup au fait que je puisse agir en conformité avec l’esprit 2.0.

La politique 2.0 ? On y arrive, lentement mais surement. Je suis loin d’être la seule qui a grandi avec internet, et, en ce moment, toute une génération qui grandit avec le web arrive derrière moi.

 

-Anne-Marie Provost, responsable des cyber-militant-e-s et candidate dans Beauce-Sud

Catégories : Candidat-e · Mauricie, Centre-du-Québec et Chaudière-Appalaches · Montréal · Organisateur-trice

Travail d’équipe épatant

19 novembre 2008 · Un commentaire

Dans Lanaudière, c’est une campagne régionale ou presque! Flavie et son équipe dans Joliette, François dans Rousseau, Gabriel dans Masson et moi-même dans Terrebonne sommes pratiquement en communication permanente. Nous établissons des plans, travaillons d’arrache-pied à notre cahier de signatures et nous nous soutenons constamment. Lorsque ce n’est pas Gabriel qui me lâche un coup de fil pour qu’on se présente aux Galeries Terrebonne pour nos signatures, c’est François qui m’appelle pour savoir où en sont les choses et pour me donner une mise à jour de son travail.

Les invitations des organismes locaux remplissent l’agenda en un clin d’œil. Comme je  n’ai pas de voiture, Gabriel et François viennent me rendre visite à tous les jours. Gabriel et moi passons la majorité de notre temps sur la route, d’une circonscription à l’autre, d’un-e citoyen-e à un autre. La réaction des gens est positive, on se donne des trucs afin d’accélérer le processus de signatures alors que la date limite arrive à grands pas.

Françoise est à Joliette, nous lâchons tout afin d’avoir l’occasion de la rencontrer. Le CÉGEP de Joliette nous accueille et les étudiants reconnaissent leurs professeurs dans l’équipe. Je rencontre enfin Olivier, candidat de l’Assomption, avec qui j’étais en communication depuis le début de la campagne. L’ambiance est conviviale et des plus motivantes. « Aller aller! Il faut se concentrer sur les étudiants! », nous dit Françoise alors que nous discutons entre nous, trop heureux de finalement faire connaissance avec tous ces gens avec qui l’on travaille en permanence, au téléphone. Elle n’a que trop raison! On fera du social au resto!

Un petit arrêt au CPE et puis, c’est le repas. Nous sommes tous épuisés de notre journée, mais les discussions continuent d’être toujours aussi intéressantes. Sur le chemin du retour, François et moi planifions notre journée du lendemain, comme si l’énergie ne manquait jamais.

Militer pour Québec Solidaire de façon active, c’est faire partie d’une grande famille où, peu importe l’âge et l’expérience, on s’apprécie énormément et n’hésite pas à se le faire savoir. Je ne regrette en rien mon expérience de première campagne, et je n’hésiterai pas à me représenter!

-Sabrina Perreault, candidate de Québec Solidaire dans Terrebonne

Catégories : Candidat-e · Outaouais, Laurentides, Lanaudière et Laval

Début de campagne personnel

17 novembre 2008 · 6 commentaires

Début novembre, je reçois un courriel de Ruba : la campagne sera lancée le 5 novembre, en vue des élections générales le 8 décembre. Comme de fait, le 5 novembre, Jean Charest annonce les élections en les justifiant par une vague parabole. La justification est bien sûr de la frime. Tout comme ça l’a été pour les élections fédérales.

Une réunion est appelée le 4 novembre. À part Ruba, je ne connais personne de Qs dans Laurier-Dorion. Et c’est la première campagne électorale à laquelle je participe. Autour de la table, on retrouve des gens du milieu communautaire, des étudiants et de jeunes professionnels et entrepreneurs. Nous sommes liés par les grands principes qui ont motivé la création de ce parti. D’entrée de jeu, nous effectuons un premier débroussaillage, puis nous promettons de nous rencontrer par après pour distribuer les responsabilités de campagne. Ruba est déjà investi comme candidate.

La deuxième rencontre rassemble davantage de gens. On élit des gens comme attaché politique, directeur de campagne, responsables du contenu et des communications, etc. Peu après, on passe à l’action. On trouve un local (7217 Saint-Denis) et on commence à s’y installer. Le comité électoral de Crémazie occupera ce local avec nous.

Le samedi suivant (8 novembre), plusieurs bénévoles sont mobilisés pour poser les pancartes. La tâche me gène un peu. On se fait klaxonner. Un klaxon est à la route ce qu’un point d’exclamation est à la phrase: je ne sais jamais si on klaxonne pour nous encourager, pour nous insulter ou pour nous signifier qu’on se trouve trop dans le milieu du chemin. Un automobiliste s’arrête pour me demander des pancartes du PQ. Un autre, passant rapidement, abaisse sa fenêtre en criant « Libéraaaaaaaaaaaaaal !» 

Le lendemain, je vais assister au lancement de campagne de Françoise dans Gouin. Julius Grey et Judy Richard sont présents. Leurs discours sont passionnés et passionnants. Je retiens en particulier une phrase de Julius Grey, disant que Québec solidaire sera la conscience de l’Assemblée nationale.

Le lundi, réunion. Le mardi, réunion. Le mercredi, hockey cosom (il faut bien se changer les idées!). Le jeudi, compte-rendu de réunion. D… fait des téléphones pour rappeler aux membres de Laurier-Dorion la tenue d’une activité le lendemain : le lancement de la campagne de Ruba. Vendredi, lancement de campagne au Stainless. Le discours de Ruba est éloquent : elle nous rappelle les priorités de Qs dans notre circonscription : logement social, transport en commun, intégration au marché du travail pour les immigrants. Françoise aussi est là. Elle lance un discours enflammé pour motiver les bénévoles. Le reste de la soirée est dédié aux discussions sous l’inspirante musique jazz du Parc-X Trio.

Je rentre chez moi pas trop tard. Assis sur mon lit, je lis les nouvelles de campagne sur internet. Je tombe sur le carnet d’Antoine Robitaille qui relate un lapsus d’Amir disant vouloir lutter contre le « pescynisme ». Le lapsus a plus tard été bonifié par Françoise, qui disait être une « lutopiste », une utopiste lucide.

 

-Serge-Étienne Parent, Membre du comité électoral QS-Dorion

Catégories : Militant-e · Montréal

Sous l’œil bienveillant de « Big Mike »

16 novembre 2008 · 11 commentaires

Des tables pliantes dans des pièces vides aux murs blancs, des chaises dépareillées et assez peu confortables, un micro-onde, un grille pain et plein d’ordinateurs : c’est l’allure générale d’un local électoral. Quelques coupures de journaux sont piquées au mur : entre autres, une « une » du Journal de Montréal représentant « Big Mike » un prisonnier qui, trop gros pour sa cellule, a été sorti de la prison dans laquelle il ne pouvait vivre à l’aise. Cette une complètement absurde est devenu le running gag et « Big Mike » est maintenant proposé dans toutes nos activités : sorties médiatiques, repas, recherche de candidats…

De mon côté, je ne vois pas grand chose d’autre de la campagne que cette grande table et ceux et celles qui travaillent autour. On ne fait pas beaucoup le ménage. Des militant-es amis font de la bouffe pour tout le monde, je mange mieux en campagne que dans la « vraie vie », moins de poutine, plus de légumes. On boit du café et du maté à longueur de journée, comme ces dernières s’étendent sur quinze heures, ça devient nécessaire.

Sonneries de téléphones variées, vibration des cellulaires sur une table, discussions nombreuse et diversifiées (ici des calculs économiques, là des militant-es qui convainquent des indécis), rires, très peu d’engueulades… Bref, le son du local n’est pas paisible, mais il n’est pas désagréable non plus. Parfois, la nuit tombée quand il ne reste plus que les comms, on met même de la musique. Et, contrairement à ce que croiraient certains, ce ne sont pas des hymnes staliniens.

Étrangement, j’ai tendance à croire que « Big Mike » ne s’ennuie pas trop à nous regarder… au moins, ça doit être moins plate qu’en taule.

Simon Tremblay-Pepin
Responsable des communications

Catégories : Montréal · Organisateur-trice