Je travaille la plupart du temps en direct du bureau national de Québec solidaire avec mon PC à la sauce Ubuntu, sans offense aux mac. Nos locaux sont 2 bureaux aux 2e et 3e étages dans le coin de la Plaza Saint-Hubert. J’aime bien l’endroit où j’ai travaillé les premiers temps, malgré la teinte vert-vomi des murs du local central, couleur qui se reflète d’ailleurs de plus en plus sur ma peau. Je travaillais à côté de Nadine, le genre de personne sympathique avec qui on a envie de sacrer pour se défouler contre tous les tracas quotidiens. Par exemple, la connexion wifi qui a tardé à apparaître au 2e à cause d’un représentant d’une certaine compagnie téléphonique qui a donné le mauvais numéro de fax à Nadine pour les informations. Ergo, on a utilisé des connexions non-sécurisées qui souffraient d’un mauvaise réception d’un faible débit en attendant que le problème soit enfin réglé hier…
J’ai en tête d’essayer d’utiliser le plus possible les ressources du web 2.0, mais je suis assez stressée car j’ai peur que ça ne fonctionne pas, ou que ce ne soit jamais assez. Mais en même temps, je découvre un monde : j’ai passé de longues heures à lire pleins de blogues sur les médias sociaux et à découvrir le plaisir d’avoir des trip d’ego sur le web (à mon avis c’est intrinsèque au 2.0). Le plus exaltant dans tout ça, c’est l’impression d’être en terrain encore peu exploité politiquement, de pouvoir expérimenter plusieurs choses tout en se croisant les doigts pour que ça fonctionne. J’ai déjà hâte d’utiliser l’expérience que j’acquiers pour en faire profiter le mouvement étudiant après la campagne.
-Anne-Marie Provost, responsable des cyber-militant-e-s