Les dessous de Québec solidaire

Sous l’œil bienveillant de « Big Mike »

16 novembre 2008 · 11 commentaires

Des tables pliantes dans des pièces vides aux murs blancs, des chaises dépareillées et assez peu confortables, un micro-onde, un grille pain et plein d’ordinateurs : c’est l’allure générale d’un local électoral. Quelques coupures de journaux sont piquées au mur : entre autres, une « une » du Journal de Montréal représentant « Big Mike » un prisonnier qui, trop gros pour sa cellule, a été sorti de la prison dans laquelle il ne pouvait vivre à l’aise. Cette une complètement absurde est devenu le running gag et « Big Mike » est maintenant proposé dans toutes nos activités : sorties médiatiques, repas, recherche de candidats…

De mon côté, je ne vois pas grand chose d’autre de la campagne que cette grande table et ceux et celles qui travaillent autour. On ne fait pas beaucoup le ménage. Des militant-es amis font de la bouffe pour tout le monde, je mange mieux en campagne que dans la « vraie vie », moins de poutine, plus de légumes. On boit du café et du maté à longueur de journée, comme ces dernières s’étendent sur quinze heures, ça devient nécessaire.

Sonneries de téléphones variées, vibration des cellulaires sur une table, discussions nombreuse et diversifiées (ici des calculs économiques, là des militant-es qui convainquent des indécis), rires, très peu d’engueulades… Bref, le son du local n’est pas paisible, mais il n’est pas désagréable non plus. Parfois, la nuit tombée quand il ne reste plus que les comms, on met même de la musique. Et, contrairement à ce que croiraient certains, ce ne sont pas des hymnes staliniens.

Étrangement, j’ai tendance à croire que « Big Mike » ne s’ennuie pas trop à nous regarder… au moins, ça doit être moins plate qu’en taule.

Simon Tremblay-Pepin
Responsable des communications

Catégories : Montréal · Organisateur-trice