Les dessous de Québec solidaire

Début de campagne personnel

17 novembre 2008 · 6 commentaires

Début novembre, je reçois un courriel de Ruba : la campagne sera lancée le 5 novembre, en vue des élections générales le 8 décembre. Comme de fait, le 5 novembre, Jean Charest annonce les élections en les justifiant par une vague parabole. La justification est bien sûr de la frime. Tout comme ça l’a été pour les élections fédérales.

Une réunion est appelée le 4 novembre. À part Ruba, je ne connais personne de Qs dans Laurier-Dorion. Et c’est la première campagne électorale à laquelle je participe. Autour de la table, on retrouve des gens du milieu communautaire, des étudiants et de jeunes professionnels et entrepreneurs. Nous sommes liés par les grands principes qui ont motivé la création de ce parti. D’entrée de jeu, nous effectuons un premier débroussaillage, puis nous promettons de nous rencontrer par après pour distribuer les responsabilités de campagne. Ruba est déjà investi comme candidate.

La deuxième rencontre rassemble davantage de gens. On élit des gens comme attaché politique, directeur de campagne, responsables du contenu et des communications, etc. Peu après, on passe à l’action. On trouve un local (7217 Saint-Denis) et on commence à s’y installer. Le comité électoral de Crémazie occupera ce local avec nous.

Le samedi suivant (8 novembre), plusieurs bénévoles sont mobilisés pour poser les pancartes. La tâche me gène un peu. On se fait klaxonner. Un klaxon est à la route ce qu’un point d’exclamation est à la phrase: je ne sais jamais si on klaxonne pour nous encourager, pour nous insulter ou pour nous signifier qu’on se trouve trop dans le milieu du chemin. Un automobiliste s’arrête pour me demander des pancartes du PQ. Un autre, passant rapidement, abaisse sa fenêtre en criant « Libéraaaaaaaaaaaaaal !» 

Le lendemain, je vais assister au lancement de campagne de Françoise dans Gouin. Julius Grey et Judy Richard sont présents. Leurs discours sont passionnés et passionnants. Je retiens en particulier une phrase de Julius Grey, disant que Québec solidaire sera la conscience de l’Assemblée nationale.

Le lundi, réunion. Le mardi, réunion. Le mercredi, hockey cosom (il faut bien se changer les idées!). Le jeudi, compte-rendu de réunion. D… fait des téléphones pour rappeler aux membres de Laurier-Dorion la tenue d’une activité le lendemain : le lancement de la campagne de Ruba. Vendredi, lancement de campagne au Stainless. Le discours de Ruba est éloquent : elle nous rappelle les priorités de Qs dans notre circonscription : logement social, transport en commun, intégration au marché du travail pour les immigrants. Françoise aussi est là. Elle lance un discours enflammé pour motiver les bénévoles. Le reste de la soirée est dédié aux discussions sous l’inspirante musique jazz du Parc-X Trio.

Je rentre chez moi pas trop tard. Assis sur mon lit, je lis les nouvelles de campagne sur internet. Je tombe sur le carnet d’Antoine Robitaille qui relate un lapsus d’Amir disant vouloir lutter contre le « pescynisme ». Le lapsus a plus tard été bonifié par Françoise, qui disait être une « lutopiste », une utopiste lucide.

 

-Serge-Étienne Parent, Membre du comité électoral QS-Dorion

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