Le soutien aux équipes électorales et les communications internes, c’est un peu comme un centre de contrôle spatial. « Houston, we’ve got a problem » se dit ici d’une autre manière : « L’national ? Là là… j’ai pas encore reçu ma lettre du chef… si vous m’l'envoyez pas là, ça va mal aller pour moi, là….». Comme nous ne pouvons répondre « Standby, Apollo », nous répondons invariablement « Vous ne l’avez pas reçu ? Parfait, on vous l’envoie par fax et l’originale s’en vient par Expédibus ».
Claudette, la fière candidate de Frontenac et responsable du soutien aux équipes électorales, garde le fort. Olivier, l’homme-à-tout-faire, est l’heureux candidat dans l’Assomption. Ce militant écolo sympathique et qui bosse chez Greenpeace l’a trouvé bien drôle quand il a su que son rival de comté était Scott Mackay. Bernard, l’infatiguable militant de l’exécutif de Montréal, est l’homme le plus patient de l’équipe. Il répond aux militant-es le plus calmement du monde et en toute circonstance. Et finalement, il y a moi, votre humble serviteur aux communications internes qui aide le soutien aux équipes électorales. Je ne suis pas patient, je stresse pour un rien et je dis des trucs comme « roogggnnntudjjjjuuuuu » quand je reçois un courriel ou un appel dans le genre « c’est encore la faute du national !!!! ». Voilà qui me rend sympathique. Tout le contraire de Bernard.
Le « National »… cette vilaine bête ! On ne l’a jamais vu, d’ailleurs, cette entité qu’on se permet de nommer à tour de bras. Le National, c’est comme le blob… cette masse informe qui rend les gens fous.. Passons…
Mon laptop crache du Led Zep et du Bob Dylan alors que je réponds inlassablement aux centaines de courriels qui débarquent chaque jour dans ma boîte Thunderbird, tels un rouleau compresseur russe en Europe de l’Est. Comme je m’occupe également du soutien aux associations au comité de coordination national, je gère les boîtes courriel des associations non-fondées. Il y a invariablement des dizaines et des dizaines de demandes d’organismes communautaires, « au moins 5 fois plus que la dernière élections » m’a-t-on dit. Bonne nouvelle ! Il y a également ces dizaines de spams dont je tairai les intentions malveillantes. Et puis des nouvelles en provenance des associations, diverses demandes électorales, etc.
Blagues à part… il ne reste que 3 jours de campagne. Nous avons rencontré et discuté avec des dizaines et des dizaines de militantes et de militants dévoué-es. Nous nous sommes mutuellement encouragé-es. Je pense que nous pouvons dire que nous avons fait un excellent travail. Olivier et Bernard on même été en Beauce, dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, sur la Côte-Nord pour aider les candidat-e-s locaux à trouver leurs signatures. Des journées de fou, mais qui en valent la peine.
Bonne fin de campagne !
Jonathan Vallée-Payette, Comité électoral national - Responsable aux communications internes