Les dessous de Québec solidaire

L’après

8 décembre 2008 · 14 commentaires

C’était jeudi dernier. Il faisait déjà nuit. L’Île Noire était tranquille, toujours cet étrange mélange de mauvaise musique et de bon alcool. Deux Lagavulin double vieillissement sur la table, une pinte de bière chacun, deux verres d’eaux pour la décoration et les pinottes de circonstance. Ce qui est bien avec l’Île Noire, c’est que la table est toujours pleine d’objets.

-Va ben falloir faire quelque chose après. J’me suis pas donné tout ce mal pour qu’on existe sur Internet pour qu’on ferme la shop le 9 décembre.

-Encore faut-il qu’on existe tout court le 9 décembre, toute élection est un risque dans un jeune parti. C’est très bien ce qui s’est fait sur le Web, mais il y a plein d’autres choses à faire, faut pas être obnubilé par la seule question d’Internet…

-Je dis pas que c’est tout ce qu’il y a à faire, je sais bien que le parti est plus gros que son site Web, mais on a fait des points là-dessus et si on veut continuer à se différencier faut continuer à faire du bon Web 2.0 après l’élection, contrairement aux autres.

-Hum… Y’a le processus de programme… Y’a le lien avec les futurs députés…

- Notre arrivée en chambre… La démocratie participative au niveau des circonscriptions…

-J’avoue, en effet, y’a quelque chose à faire là.

Tranquillement, la vision d’un parti politique qui utiliserait pleinement le Web pour ses activités régulière a commencé à se former au dessus des verres. Les mauvaises langues diront qu’à l’heure où j’écris rien n’est encore gagné, mais, ce soir-là, après quelques scotch, ils étaient bien visibles dans nos têtes, les premiers députés 2.0.

-Simon Tremblay-Pepin, responsable des communications

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