Je me disais bien qu’on allait, un jour, retrouver une utilité quelconque à ce blogue! Depuis que Françoise blogue et twitte, je n’ai plus rien à faire moi…
Alors voilà, je le sors quand même des boules à mite pour vous demander, bien gentiment, des idées géniales pour la formation du programme de Québec solidaire, surtout au niveau de thématiques touchant au web et aux technologies.
Pour clarifier les choses, Québec solidaire n’a pas encore de programme détaillée. Les positions que nous avons mises de l’avant lors des élections étaient issues d’une plate-forme d’engagements.
Alors bon, pour ceuzes qui n’étaient pas au courant, le processus de construction du programme de Québec solidaire fonctionne sur un principe de cercles citoyens. Il faut un minimum de 3 personnes pour former un cercle, avec au moins un membre dûment inscrit de Québec solidaire. Nous laissons donc une place à ceux qui sont sympathisants sans nécessairement être membre!
Les cercles doivent produire un texte de réflexion sur un enjeux d’une des 4 thématiques mises de l’avant par le parti dans le cadre de la construction du programme. Dans ce cas-ci, je verrais très bien des enjeux web s’intégrer à la thématique « Quelles institutions? ».
Vous avez le choix de faire 2 types de textes.
Le premier est de faire une analyse d’environ 1600 mots qui détaille le jugement que vous portez sur le Québec actuel, en vue de proposer les transformations que vous voulez que Québec solidaire mette de l’avant.
Par la suite, « quatre conférences thématiques seront organisées en juin prochain, pour alimenter les discussions. Lors de ces conférences thématiques, des analyses provenant des cercles citoyens seront présentées et discutées. Les membres auront l’occasion d’exprimer leurs préférences quant à ces analyses, et un comité sera chargé d’en tenir compte lors de la synthèse de l’ensemble des contributions reçues. ».
http://programme.quebecsolidaire.net/demarche
Pour que les conférences thématiques du 19-20-21 juin en tiennent compte, vous avez jusqu’au 1er juin pour envoyer vos analyses.
Sinon, vous avez également la possibilité de produire un court texte d’environ 400 mots, avec une proposition claire que QS devrait défendre.
« Trois types de perspectives sont possibles :
-
des objectifs (ex : un Québec sans émissions de carbone)
-
des mesures structurantes (ex : l’instauration d’une taxe sur les émissions de carbone)
- des principes d’action ou d’organisation (ex : s’assurer que tous les événements de Québec solidaire respectent l’environnement) »
http://programme.quebecsolidaire.net/demarche
Vous avez jusqu’au 3 juillet pour envoyer vos perspectives.
Par la suite, les assemblées locales et le congrès, en automne, adoptent les perspectives pour les mettre dans le programme.
C’est donc un espace tout désigné pour les gens qui souhaitent améliorer certains aspects de Québec solidaire!
J’ai personnellement lancé un cercle sur la question des logiciels libres dans la gestion administrative au niveau gouvernemental, avec un membre du FACIL et d’Ubuntu Québec. Nous allons faire une analyse englobant les formats de fichier (ODF), les licences libres sur le contenu (Creative Commons) et les logiciels libres.
Je suis à la recherche de d’autres idées de thématiques pour améliorer notre programme. On m’a signalé la question d’île-sans-fil, qui favorise l’accessibilité à un réseau sans-fil. Il y a également ce regroupement favorisant une démocratie via le web qui semble assez intéressant, et il y a la question de l’accessibilité du web en région.
J’attend donc vos suggestions!
Et je vous invite à faire un cercle citoyen, ceux et celles qui sont intéressé-es peuvent m’en faire part! J’ai en tête de faire une razzia de textes de 400 mots avec des propositions claires. Je me dis que pour ceux qui connaissent leur affaire, ça ne doit pas être bien long à produire!
Anne-Marie Provost
4 réponses jusqu'à présent ↓
Denis Boudreau // 15 mai 2009 à 11:46
Bonjour,
Est-on en face de la version “low-tech” du projet de plateforme dont nous parlions plus tôt cette année, ou est-ce simplement une première étape qui mènerait à la production de contenus qui seraient éventuellement repatriés dans ladite plateforme?
Phébus // 18 mai 2009 à 10:14
C’est peut-être un peu rad mais je pense qu’ìl faudrait décréter que l’accès à Internet est un service essentiel et soit forcer les cies à fournir le cable pour l’accès haute-vitesse dans toutes les régions soit les nationaliser…
Claude Demers // 19 mai 2009 à 8:18
J’ignore s’il existe un endroit spécifique pour amener nos contributions à la discussion des cercles citoyens, en dehors de ceux-ci.
Je m’explique. la discussion à laquelle je participe m’a incité à pondre un document sur ma vision d’une approche démocratique à la question nationale. C’est une approche personnelle, quoique les grandes lignes font consensus dans notre groupe de discussion. Aussi c’est une analyse de plus de beaucoup plus de 1600 mots. Alors j’ai décidé de la publier sur mon blogue personnel à l’adresse suivante : http://demers.qc.ca/?p=1616
Ce serait peut-être une bonne idée d’ailleurs de rassembler les liens où de telles discussions ont lieu. Je ne sais pas.
Marc Brault // 21 mai 2009 à 9:17
Anne-Marie Provost a écrit :
[…] “… pour vous demander, bien gentiment, des idées géniales pour la formation du programme de Québec solidaire, surtout au niveau de thématiques touchant au web et aux technologies. ” […]
Les télécommunications, l’Internet, seront des outils essentiels pour traverser, intelligemment, la présente crise, socio-économique, qui existe pour de vraie, ça va frapper fort.
Comme le rappelait, Lao-Tseu, un philosophe chinois de l’antiquité, “Nul ne sait, seul, tout ce que nous savons ensemble.”
Thomas Mulcair, député NPD dans Outremont, que je considère être quelqu’un de responsable, (une rareté par les temps qui cours), lors de la dernière élection fédérale, a fait la remarque suivante : c’est au Québec où le prix des services de télécommunication, l’Internet, est le plus élevés, pour l’usager, en Amérique du Nord.
Depuis un certain temps, circule l’idée, la nécessité, d’une régie des télécommunications du Québec, qui aurait pour but de contrôler le prix des services téléphoniques, dont l’Internet. Puisque la téléphonie n’est pas mon domaine d’expertise, j’en ai parlé avec des amis impliqués, professionnellement, dans ce domaine depuis un bon nombre d’années.
Techniquement c’est plus faisable que je le croyais ; et ce de façon compatible avec le développement, l’éthique, de l’économie solidaire, la démocratie participative, l’économie sociale.
C’est dans la communauté rurale de Saint-Liboire (au nord-est de Montréal, près d’Acton Vale) où, pendant longtemps, les coûts des servies téléphoniques, pour les usagers, ont été les plus bas au Québec. La raison pour laquelle le coût des services téléphoniques, dont l’Internet, y était si bas, c’est probablement parce que la “compagnie” de téléphone de Saint-Liboire, n’est pas une compagnie à capital-actions, c’est une coopérative.